Le Kbis : un document incontournable
Le Kbis est souvent décrit comme la “carte d’identité” d’une société. Délivré principalement par le greffe du tribunal de commerce, il mentionne la dénomination sociale de l’entreprise, sa forme juridique (SARL, SAS, SA, etc.), l’identité de ses dirigeants, son numéro d’immatriculation SIREN, sa date de création, son capital social, et divers autres renseignements. Ce papier officiel est essentiel non seulement pour justifier de l’existence légale de votre organisme, mais aussi pour effectuer nombre de formalités administratives : ouverture d’un compte professionnel, signature de contrats, souscription à des assurances professionnelles, ou encore pour l’embauche de salariés.
Dans le cadre d’un contrôle URSSAF, le Kbis revêt une importance particulière. Les inspecteurs examinent parfois sa validité et la concordance de ses informations avec les déclarations que vous avez effectuées. Lorsque vous déclarez des salariés, vous affirmez qu’ils travaillent pour une structure bien répertoriée et enregistrée. Cette correspondance entre vos fiches de paie, le nom de votre entreprise et les données présentes sur votre extrait Kbis constitue un premier levier de vérification pour s’assurer que tout est en règle. De plus, si vos statuts indiquent une activité précise, l’URSSAF peut vérifier que l’activité réelle, déclarée dans les bulletins de salaire et fiches de poste, correspond bien à celle mentionnée lors de l’immatriculation de l’entreprise.
Enfin, le Kbis sert aussi à vérifier le statut de l’entrepreneur en tant que mandataire social ou salarié. En cas d’incohérence, l’inspection peut remettre en cause la légitimité de certaines rémunérations. Si, par exemple, un dirigeant se rémunère à travers un salaire alors qu’il aurait dû percevoir des dividendes ou un traitement différent selon la forme juridique, le Kbis peut devenir la pièce clé pointant la non-conformité.