Quels statuts pour le freelance ?
En France, plusieurs statuts juridiques sont possibles pour le freelance. Chacun répond à des conditions d’inscription spécifiques et à des obligations administratives différentes. L’immatriculation obligatoire va donc varier selon le choix du statut, mais le principe demeure : l’indépendant doit être enregistré quelque part. Voyons les principaux statuts :
L’auto-entrepreneur (micro-entrepreneur)
C’est le statut le plus répandu chez les freelances débutants ou ceux qui souhaitent conserver une simplicité fiscale et administrative. L’auto-entrepreneur, désormais appelé micro-entrepreneur, doit s’immatriculer auprès de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) ou de la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) selon la nature de l’activité. Il obtient alors un numéro SIRET. La différence majeure avec d’autres formes d’entreprise réside dans le régime fiscal et social simplifié, avec un pourcentage prélevé sur le chiffre d’affaires.
Pour vous, recruteur, la vérification est assez simple : vous devez exiger une facture portant les mentions légales, notamment le numéro SIRET qui prouve l’immatriculation. Vous pouvez également vérifier en ligne, via des plateformes d’annuaires professionnelles, que ce numéro est valide. Pensez à le faire de manière systématique, surtout si la mission s’avère de longue durée.
L’entreprise individuelle (EI) ou EIRL
L’entreprise individuelle, sous sa forme classique ou sous le régime de l’EIRL (Entreprise individuelle à responsabilité limitée), peut aussi être choisie par un freelance. Dans ce cas, l’entrepreneur reste responsable sur ses biens propres, sauf dans le cas de l’EIRL où il peut protéger certains biens grâce à une déclaration d’affectation. Quelle que soit la forme, une immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS) ou au répertoire des métiers (RM) est obligatoire, selon l’activité exercée. Là encore, le numéro SIRET est un gage de légalité.
Ce statut peut être un peu plus complexe à gérer qu’une micro-entreprise, notamment en termes de comptabilité et de fiscalité, mais il témoigne d’une volonté d’affirmer son activité indépendante à plus grande échelle. Pour vous, recruteur, la démarche de vérification reste la même : exigez une facture légale et contrôlez l’authenticité du SIRET si vous avez le moindre doute.
La société (SASU, EURL…)
Certains freelances choisissent de fonder leur propre société. Les formes unipersonnelles comme la SASU (Société par actions simplifiée unipersonnelle) ou l’EURL (Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) sont particulièrement prisées. Dans ces cas, l’entrepreneur détient 100 % des parts et dispose d’un véritable cadre juridique, avec un capital social (parfois symbolique), une comptabilité plus complète et des statuts déposés.
Pour recruter un freelance en société, la vérification de l’immatriculation se fait via le Kbis (extrait d’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés) ou un document officiel équivalent, mentionnant le numéro RCS et le numéro SIRET. Pour vous, c’est la garantie de confier votre mission à un partenaire qui a des structures légales solides.